C’est donc dans une 4L grand luxe que je prends place à côté de
Nestor.
Toujours curieuse je lui demande combien il y a de kilomètres pour arriver à
Mangily : 27 me dit il !
Mais ce que je ne savais pas encore c’est que c’était 27 kilomètres de vraie
piste, digne d’un Paris –Dakar.
Au passage nous avons pris Wendy la fille de Gafilo qui sortait du collège
puis ensuite nous avons pris Zaza qui travaille avec Croc et Gafilo.
En voiture Simone, c’est parti pour un tape-cul à mourir de
rire !
Ils peuvent aller se rhabiller chez Disney World avec leurs manèges à
sensations !
Il fait nuit noire, et je me demande encore comment Nestor a pu parcourir ces
27 kilomètres sans écraser personne, percuter un vélo, s’encastrer sous un camion, ou renverser une charrette à zébu.
Car tout ce beau monde circule sans éclairage, et il n’y a pas vraiment de
sens de circulation, c’est simplement parce que les chauffeurs connaissent parfaitement la piste qu’un coup on est à droite, puis ensuite au milieu, puis à gauche et de temps en temps dans les
bas côtés.
Il faut dire que ce ne sont pas des nids de poule mais des trous
d’éléphants.
A un moment, Nestor arrête la voiture, je vois Wendy et Zaza qui descendent,
alors je demande ce qu’il se passe et elles me répondent faut descendre, Nestor va dégonfler les pneus on va pousser pour qu’il prenne son élan et qu’il gravisse à fond les manettes la
dune !
Dune en haut de laquelle deux camions sont ensablés et la mission de Nestor
si il accepte est de réussir à franchir cet obstacle en passant entre les deux camions, sans écraser tous les piétons présents et sans s’ensabler ! On se demande d’ailleurs pourquoi il y a
autant de monde à pied dans le noir complet !
A plusieurs reprises, nous sommes donc descendues et avons poussé la 4L pour
l’aider à se désensabler.
Puisqu’il faisait nuit, je n’avais pas vraiment conscience de ce qu’était
cette piste. Mais quand par la suite je l’ai refaite de jour j’ai très vite compris qu’il fallait être expert pour conduire sur cette belle route !
Quelques photos que j’ai prises vous donneront une petite idée de cette
piste !
Mais franchement ça vaut le coup car c’est un petit paradis qui m’attendait à
l’arrivée.
Comme c’est la seule « nationale » pour se rendre à la grande ville
de Tuléar, j’ai eu l’occasion de faire plusieurs fois le trajet et à chaque fois nous avons eu un petit incident de parcours, ensablage, crevaison, surchauffe du moteur ! Mais on s’habitue à
tout et finalement je n’étais pas stressée comme dans les embouteillages parisiens.
Vous avez dit