Enfin on se pose à Tuléar, l’aéroport est tout mini rikiki, mais il doit être
classé secret défense, car même pas ils ont voulu que je le prenne en photo ! Pfffffffffff .....
Un flot de passagers attend notre avion pour pouvoir repartir sur Tana, alors
pendant que nous descendons par le devant de l’appareil, les autres montent par l’arrière !
C’est un peu le boxon mais ça va se faire !
Idem pour les bagages; vas-y que ça décharge en même temps que ça charge
!
Nous rentrons dans l’aérogare où il fait une chaleur incroyable, m’en fous
j’ai mon sarouel et mes tongs.
On assiste au déchargement de nos bagages, pas de tapis roulant, des braves
gars qui grimpent dans les soutes et qui balancent à leurs copains restés sur le tarmac nos valoches.
Si vous avez quelque chose de fragile et que vous avez oublié de le protéger
de bull-pack c’est foutu, car plus d’un sac se retrouve sur le bitume plutôt que dans les bras d’un mec ! Peut être que si c'était de jolies nanas, feraient un peu plus attention , bon bref
...
Pour la livraison des bagages, vous imaginez un comptoir en bois en forme de
U dont les trois côtés mesurent au maximum 3 mètres. Un brave type au milieu de ce comptoir attendant que les premiers bagages arrivent sur la charrette. Puis tous les passagers
agglutinés contre les 3 côtés du U., des abeilles sur un pot de miel je vous dis !
Matériellement c’est impossible, et si vous avez la chance comme moi de
mesurer moins de 1.80 mètres, autant vous dire que vous allez sauter plus d’une fois pour essayer d’apercevoir vos sacs qui vont être balancés par terre, au milieu du
comptoir.
Là vous regrettez de ne pas avoir mangé plus de soupe quand vous étiez
petits, vous regrettez de porter des tongs au lieu de super baskets montées sur coussins d’air, vous regrettez de porter un sarouel au lieu d'un équipement de footballeur américain et vous pestez
contre tous ces grands qui vous bouchent la vue !
En fait c’est comme à la criée ! Quand par chance vous pensez avoir
repéré l’un de vos bagages, hop vous sautez de nouveau pour interpeller le gars, puis vous sautez encore avec votre index tendu en essayant de montrer le bagage que vous croyiez être le vôtre.(
ils ont tous un peu tendance à se ressembler ) Si peu que le gars vous a repéré dans vos gesticulations et qu’il a compris quel sac vous vous évertuez à lui montrer, il prend le sac et le pose
sur le comptoir. Mais là il faut jouer des coudes et du rentre dedans pour franchir la barrière d’humains agglutinée contre le comptoir.
Youpi vous êtes presque en possession de votre premier sac ! Ha mais non
ce n’est pas fini, il faut sortir du fin fond de votre sac à main, ces saloperies d’autocollants de reçus de bagages blancs à rayures vert fluo qui portent un numéro à 6 chiffres, et il faut que
le brave type vérifie que le numéro du reçu que vous lui présentez est bien le même que celui collé sur le bagage.
Vous imaginez la gymnastique pour plonger au fond du sac quand vous êtes
complètement compressé par des passagers un peu costauds et pas franchement cools !
Evidemment, il n’y a pas de place pour avancer un caddy et poser votre sac, (
de toute manière il n'y a pratiquement pas de caddies, alors c'est tout vu !)donc vous voilà encore un peu plus dans la mouise si vous avez un second sac à récupérer. Ce qui est bien sûr mon
cas !
Alors on recommence la même gymnastique, on saute, on montre avec l’index, on
interpelle etc…
Au bout d’une heure 30 vous avez vos sacs, tout va bien, il vous reste juste
à vous extirper de la foule en traînant péniblement vos bagages.- je vous rappelle que vous n'avez pas pu accéder aux caddies...
Et pendant tout ce temps, mon chauffeur Nestor, m’attend, il fait nuit et je
vais découvrir ce qu’est la piste pour aller à Mangily…
Vous avez dit